Agrinova.ma - LES ECHOS DE BRUXELLES : N°262 : du 25 au 29 décembre 2023
25-12-2023

LES ECHOS DE BRUXELLES : N°262 : du 25 au 29 décembre 2023

ECOFIN | La présidence espagnole s'achève sur un cadre économique et financier solide, adapté aux défis futurs - 28/12/2023 -

Au cours de son semestre de présidence au sein du Conseil "Affaires économiques et financières" (Ecofin) de l'Union européenne, l'Espagne a accompli des réalisations notables, marquées par des initiatives clés telles que l'accord sur la réforme des règles fiscales de l'UE et l'approbation du budget de l'UE pour 2024. Ces succès témoignent de l'engagement de la présidence espagnole en faveur de la stabilité financière, du financement des investissements publics, de la double transition verte et numérique, ainsi que du renforcement de la coopération économique internationale.

Réforme fiscale de l'UE : Un accord crucial

L'accord politique des Vingt-sept sur la réforme des règles fiscales de l'UE constitue l'un des accomplissements majeurs de la présidence espagnole. Cet accord vise à assurer une réduction progressive des déficits et de la dette, tout en protégeant les investissements dans les secteurs vert, numérique, social et de la défense. Il offre aux pays une flexibilité dans leur rythme d'ajustement, tout en établissant des exigences minimales en matière de discipline budgétaire. La présidence espagnole a plaidé en faveur de règles plus simples, adaptées à la réalité postpandémique, et équilibrées pour réduire la dette de manière compatible avec la stimulation de l'investissement et de la croissance inclusive.

Budget de l'UE pour 2024 : Priorités et flexibilité

Le budget de l'UE pour 2024, d'un total de 189,385 milliards d'euros en engagements, a été approuvé sous la présidence espagnole. Ce budget permet aux États membres de disposer des ressources nécessaires pour aborder les priorités de l'UE tout en conservant une marge de manœuvre financière pour faire face à des circonstances imprévues. La présentation du projet de budget par la Commission européenne en juin, la négociation de la position du Conseil par la présidence espagnole, et l'adoption finale après le processus d'amendement par le Parlement européen ont constitué un processus efficace.

Révision du cadre financier de l'UE et accord financier : Adéquation au CFP 2021-2027

La présidence espagnole a également joué un rôle clé dans la révision du cadre financier de l'UE et l'accord financier en décembre. Cet accord permet d'adapter le règlement financier à l'actuel cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, en autorisant des améliorations spécifiques et des simplifications. Il renforce la protection des intérêts financiers de l'UE, introduit des dispositions sur les marchés publics en cas de crise, et simplifie les règles, contribuant ainsi à une gestion plus efficace des ressources budgétaires.

Coopération économique internationale : Un focus sur l'Amérique latine et les Caraïbes

La présidence espagnole a accordé une attention particulière au renforcement de la coopération économique internationale, en particulier avec l'Amérique latine et les Caraïbes. La réunion ministérielle informelle de l'ECOFIN en septembre a marqué un jalon, réunissant les ministres des finances de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) et de l'UE. Ces discussions ont jeté les bases du Global Gateway Agenda, visant à stimuler la croissance durable, numérique et sociale dans la région grâce à un investissement de 45 milliards d'euros jusqu'en 2027.

L'Union européenne face à un Trilemme Stratégique : Transition Verte, Sécurité Économique et Discipline Budgétaire - 27/12/2023 -

L'Union européenne (UE) se trouve à la croisée des chemins, confrontée à un nouveau trilemme qui force à choisir entre des objectifs concurrents : la transition verte, la sécurité économique et la discipline budgétaire. Actuellement, l'Allemagne semble opter résolument pour la discipline budgétaire, une décision critiquée par certains analystes qui la considèrent comme une erreur stratégique.

La transition verte est désignée comme impérative pour répondre aux enjeux climatiques mondiaux. Toutefois, cette transition rapide implique des coûts significatifs et des ajustements macroéconomiques qui pourraient provoquer des troubles sociaux. En parallèle, la sécurité économique devient cruciale face à la rivalité croissante entre grandes puissances, nécessitant des investissements publics massifs dans divers secteurs clés.

La nouvelle politique industrielle de l'UE vise à "protéger et promouvoir" ses capacités industrielles, avec des investissements stratégiques dans des domaines tels que l'énergie, la technologie, la santé et la sécurité alimentaire. Cependant, ces initiatives ne seront pas économiquement légères, que ce soit par une approche horizontale, axée sur l'achèvement du marché unique, ou verticale, avec des investissements ciblés dans des secteurs spécifiques..

La discipline budgétaire constitue également un point de friction, avec des divergences quant au rythme des ajustements et à la question de leur automatisation. L'Allemagne, en raison de son cadre strict de frein à l'endettement, préconise une approche rigoureuse, tandis que les États-Unis semblent privilégier la transition verte et la sécurité économique, même au prix d'un déficit budgétaire élevé.

Pour résoudre ce trilemme complexe, il est suggéré que l'UE adopte une stratégie industrielle et technologique centralisée, dotée de ressources communes pour assurer une concurrence équitable. Une telle approche permettrait aux pays membres de poursuivre simultanément la transition verte, la sécurité économique et la discipline budgétaire. Le plan de relance NextGenerationEU est considéré comme un premier pas dans cette direction, mais il est impératif de conclure rapidement le débat sur les ressources propres pour rembourser la dette et rivaliser efficacement avec d'autres grandes puissances.

Baies fraîches du Maroc : un succès grandissant au Moyen-Orient - 27/12/2023 -

Le Maroc a connu une croissance spectaculaire de ses exportations de baies fraîches vers le Moyen-Orient, une région de plus en plus cruciale pour son marché. Selon EastFruit, les exportateurs marocains ont vu leurs expéditions de baies fraîches vers les pays du golfe Persique augmenter de manière exponentielle, multipliant par huit leurs chiffres depuis la période de juillet 2018 à juin 2019. Les derniers mois de la saison en cours ont déjà surpassé les records de l'année précédente.

Au cours des dernières saisons, le Maroc a réalisé une augmentation annuelle moyenne de 64% de ses exportations de baies fraîches vers le Moyen-Orient, témoignant d'une expansion stratégique au-delà de ses marchés traditionnels de l'UE et du Royaume-Uni.

Au cours de la campagne 2023/24, le Maroc a établi un nouveau record en expédiant 127 tonnes de baies au marché du golfe Persique au cours des quatre premiers mois. Cependant, l'apogée des expéditions est encore à venir, avec une tendance à la hausse attendue entre novembre et mars, avant de diminuer en mai.

Particulièrement, les myrtilles fraîches se sont démarquées comme la perle précieuse des exportations marocaines vers le Moyen-Orient, constituant plus de 40% des 8 mille tonnes expédiées au cours de la saison 2022/23. Elles ont ainsi surclassé les autres petits fruits, devenant ainsi le fruit le plus largement exporté vers la région pour la première fois.

Au cours de la même période, les fraises ont vu leurs exportations multipliées par cinq, tandis que les framboises fraîches ont connu une croissance de plus de quatre fois. Les autres baies, principalement les mûres, ont encore un faible volume d'exportation, n'excédant pas 130 tonnes au cours de la saison 2022/23.

Depuis la campagne 2020/21, les Émirats arabes unis se sont hissés au sommet comme la principale destination des baies marocaines au Moyen-Orient, recevant plus de la moitié des volumes exportés à la fin de la dernière saison. D'autres marchés importants incluent le Qatar et l'Arabie saoudite, cette dernière ayant vu ses importations de baies marocaines multipliées par plus de 60 depuis la période de juillet 2018 à juin 2019. Des quantités plus modestes sont également expédiées vers le Koweït, le Bahreïn, la Jordanie et Oman.

Il est important de noter que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dominent le marché moyen-oriental des importations de baies, avec des niveaux d'importation significativement plus élevés que les autres pays de la région. Le Maroc se trouve en concurrence avec des acteurs tels que les Pays-Bas, les États-Unis, l'Afrique du Sud, le Pérou et le Chili sur le segment des myrtilles dans les pays du golfe Persique. En ce qui concerne les fraises, l'Égypte et les pays de l'UE représentent également des concurrents, tandis que le Mexique se positionne sur le marché des framboises.

La Grande-Bretagne Explore des Opportunités Majeures avec le Maroc dans le Cadre du Brexit - 26/12/2023 -

Dans la perspective du Brexit, la Grande-Bretagne se tourne vers des partenariats commerciaux et sécuritaires significatifs, avec une attention particulière portée sur le renforcement des liens avec le Maroc. Le Premier ministre Boris Johnson aurait salué le doublement des échanges avec le Maroc depuis la sortie de l'Union européenne comme une illustration des avantages potentiels du Brexit. Cette démarche ouvre la voie à des opportunités massives sur le continent africain, avec le Maroc cherchant à conclure un accord commercial et de sécurité avec le Royaume-Uni.

L'ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni, Hakim Hajoui, souligne que le Maroc se présente comme un partenaire commercial idéal en raison de sa stabilité et de similitudes structurelles avec le Royaume-Uni, notamment en tant que monarchie. Actuellement, le Maroc fournit déjà 45 % des tomates sur le marché britannique, offrant des produits à la fois moins chers et plus durables que ceux provenant d'autres sources, comme les Pays-Bas.

Hajoui met en lumière diverses opportunités, notamment dans le domaine de l'énergie verte, une industrie automobile en pleine croissance, et des perspectives de coopération prometteuses dans les secteurs des affaires et de la sécurité. Il souligne la proximité culturelle entre le Maroc et le Royaume-Uni, notant que les liens ont été renforcés lorsqu'en réponse à un tremblement de terre, le Maroc a choisi le Royaume-Uni comme partenaire privilégié pour l'aide internationale.

Le Maroc se positionne comme la "porte d'entrée de l'Afrique" pour le Royaume-Uni, considérant les opportunités commerciales et d'affaires non seulement sur son propre territoire mais également sur l'ensemble du continent africain, qui émerge comme le plus grand marché de consommation de demain.

Au-delà des bénéfices économiques, un accord avec le Maroc renforcerait la sécurité régionale. En tant qu'acteur majeur en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le Maroc propose un soutien crucial en matière d'approvisionnement alimentaire, d'énergie, de défense et de renseignement. Cependant, la conclusion d'un tel accord pourrait être conditionnée au soutien du RoyaumeUni sur la question du Sahara, un différend majeur pour le Maroc. Bien que le pays ait obtenu un soutien considérable de la part des États-Unis et de pays européens, le positionnement du Royaume-Uni sur cette question reste une incertitude cruciale.

En résumé, un accord entre la Grande-Bretagne et le Maroc ne se limite pas à des avantages commerciaux, mais ouvre la voie à une collaboration étendue qui pourrait façonner la dynamique économique et sécuritaire dans la région et au-delà. Le Maroc offre une porte d'entrée stratégique pour la Grande-Bretagne vers l'Afrique, promettant des opportunités significatives dans un contexte post-Brexit.

ENVI | La transition verte et l'adaptation environnementale sont au cœur des efforts de la présidence espagnole dans la lutte contre le changement climatique - 26/12/2023 -

La lutte contre le changement climatique a pris une nouvelle dimension sous la présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne (UE), marquée par des avancées significatives dans la définition d'une position commune de l'UE lors de la COP28 à Dubaï.

Depuis le 1er juillet, le Conseil "Environnement" a accompli un travail considérable, concluant sept dossiers législatifs, adoptant trois orientations générales et s'engageant dans des mandats de négociation et des conclusions en lien avec le "Green Deal" européen. Cette dynamique a été soulignée par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, dans son discours devant le Parlement européen en décembre. Il a inscrit la transition verte comme une priorité cruciale, affirmant que stopper le changement climatique était non seulement une question de survie mais également une immense opportunité.

La réunion informelle des ministres de l'Environnement en juillet a marqué le début des discussions cruciales, mettant en avant l'engagement de l'UE à réduire ses émissions de 55 % d'ici 2030. Des accords politiques ont été conclus pour limiter les émissions des installations industrielles et freiner l'augmentation de la température mondiale en restreignant les gaz fluorés.

La gestion des déchets et la réutilisation de produits potentiellement polluants ont été des thèmes centraux des discussions au cours des derniers mois, reflétant l'intérêt de la présidence espagnole pour la lutte contre la dégradation de l'environnement et la protection des écosystèmes. En novembre, le Conseil a conclu un accord politique provisoire sur la loi relative à la restauration de la nature, marquant l'une des réalisations majeures de la présidence. Cette loi vise à restaurer au moins 20 % des zones terrestres et maritimes de l'UE d'ici à 2030, avec l'objectif ambitieux de restaurer tous les écosystèmes nécessitant une intervention d'ici à 2050.

Teresa Ribera, troisième vice-présidente espagnole et ministre de la transition écologique, a joué un rôle clé en dirigeant l'unité d'action européenne. Elle a représenté les gouvernements de l'UE dans les négociations et cherché un consensus avec les pays tiers pour faire progresser l'agenda de la transition verte. Mme Ribera a salué l'accord mondial signé par près de 200 pays, appelant à un effort commun pour reléguer les combustibles fossiles au passé. Cependant, elle a souligné qu'il reste beaucoup à faire pour assurer la justice climatique.

Dans le cadre de la présidence espagnole, les responsables européens de l'environnement ont également encouragé la mise à jour des objectifs de l'Accord de Paris. Cette démarche s'aligne sur l'ambition de réduire les émissions de 55 % d'ici 2030, inscrivant l'UE à l'avant-garde de la lutte mondiale contre le changement climatique. La présidence espagnole du Conseil de l'UE a ainsi laissé une empreinte significative dans la quête commune d'un avenir plus durable et résilient.

Maroc – Espagne : Un partenariat stratégique multidimensionnel en constante évolution - 26/12/2023 -

Le Maroc et l'Espagne continuent de renouveler leur partenariat stratégique et multidimensionnel, axant leur coopération vers un avenir prometteur. Dans un climat de confiance et de respect mutuel, les deux pays s'efforcent de faire progresser leur collaboration vers de nouvelles perspectives ambitieuses.

Conscients de l'importance de maintenir cette dynamique, le Maroc et l'Espagne mettent en œuvre les éléments de la feuille de route émanant de la Déclaration conjointe du 7 avril 2022. Ils examinent également les moyens d'accélérer son exécution, d'identifier de nouvelles pistes de coopération et de soutenir l'impulsion donnée à ce partenariat par SM le Roi Mohammed VI, lors de sa rencontre avec le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

Rabat et Madrid, voisins et amis historiques, acteurs incontournables dans le développement du Voisinage Sud de la Méditerranée, demeurent déterminés à faire de leur partenariat stratégique un atout pour avancer ensemble sur de nombreux projets novateurs. Ils aspirent également à relever conjointement les multiples défis qui se présentent, au service des aspirations des deux pays.

Privilégiant les valeurs de la sagesse, de l'entente et de l'intérêt commun, les deux nations s'engagent résolument à édifier un partenariat multiforme et multidimensionnel. Ce partenariat se veut être un modèle de coopération Nord/Sud gagnant-gagnant, adapté aux enjeux et défis imposés par les mutations régionales et internationales.

La 12ème session de la Réunion de Haut Niveau (RHN), tenue les 1er et 2 février à Rabat, a renforcé davantage ce partenariat. La Déclaration conjointe publiée à l'issue de cette réunion a exprimé l'engagement continu du Maroc et de l'Espagne à perpétuer leurs relations d'excellence et à les enrichir en permanence.

Les deux pays encadrent leur coopération dans le cadre du Traité d'amitié, de bon voisinage, de coopération et du dialogue politique renforcé, issu de la Déclaration conjointe du 7 avril 2022. Ce cadre repose sur les principes de transparence, de dialogue permanent, de respect mutuel et de mise en œuvre des engagements et des accords signés par les deux parties.

L'Espagne, consciente de l'importance stratégique du Maroc, ne cesse de réaffirmer sa détermination à consolider davantage le partenariat avec le Royaume. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. José Manuel Albares, a souligné que le Maroc est la première priorité de la politique étrangère espagnole. Il a qualifié le partenariat avec le Maroc de "gagnant-gagnant".

Dix-huit mois après la Déclaration conjointe du 7 avril 2022, le partenariat entre le Maroc et l'Espagne a évolué de manière tangible dans plusieurs domaines d'intérêt commun. Un dialogue politique renforcé, un partenariat économique important et une multitude d'accords conclus dans tous les secteurs témoignent de cette évolution positive.

UE : 23% de l’énergie consommée provient de sources renouvelables - 26/12/2023 -

En 2022, l'Union européenne a franchi une étape cruciale dans sa transition vers une énergie plus durable, avec une part des sources renouvelables dans la consommation d'énergie atteignant 23%. Ces données, fournies par Eurostat, l'office statistique de l'UE, révèlent une augmentation significative de 1,1 point de pourcentage par rapport à l'année précédente.

Cette progression encourageante masque toutefois des disparités marquées entre les États membres de l'UE. En tête, la Suède se démarque avec une impressionnante part de 66% de sa consommation finale brute d'énergie provenant de sources renouvelables. Les biocarburants hydrauliques, éoliens, solides, et liquides, ainsi que les pompes à chaleur, constituent les piliers de ce succès.

La Finlande suit de près, avec 47,9%, axant sa transition énergétique sur l'hydroélectricité, le vent, et les biocarburants solides. De même, la Lettonie, dépendant principalement de l'hydroélectricité, affiche une part significative de 43,3%. Le Danemark (41,6%) et l'Estonie (38,5%) misent sur l'énergie éolienne et les biocarburants solides pour réduire leur empreinte carbone.

D'autres États membres se distinguent également par leurs performances exemplaires. Le Portugal affiche une part de 34,7%, tandis que l'Autriche n'est pas en reste avec 33,8%.

Cependant, Eurostat souligne que des efforts substantiels restent nécessaires. Certains pays, dont l'Irlande (13,1%), Malte (13,4%), la Belgique (13,8%), et le Luxembourg (14,4%), enregistrent des proportions d'énergies renouvelables en deçà de la moyenne de l'UE, soulignant les disparités persistantes au sein de l'Union.

Cette tendance incite à une réflexion approfondie sur les engagements de l'UE en matière d'énergies renouvelables. La directive européenne sur les énergies renouvelables, datant de 2009, a récemment augmenté l'objectif de l'UE pour 2030, le portant de 32% à 42,5%. Cet objectif ambitieux nécessitera une accélération significative des efforts collectifs des pays membres.

La Commission européenne met en garde contre la nécessité d'intensifier les initiatives afin de respecter le nouvel objectif pour 2030. Cela implique une augmentation de près de 20 points de pourcentage de la part des sources d'énergie renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie de l'UE.

La transition énergétique européenne, bien que prometteuse, nécessite donc une action concertée pour garantir une véritable transformation du paysage énergétique de l'Union. Les prochaines années seront cruciales pour concrétiser ces ambitions et assurer un avenir énergétique plus durable pour l'Europe.

Signature officielle d'un Accord de libre-échange entre l'Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie et l'Iran - 25/12/2023 -

Les membres de l'Union économique eurasienne (UEE), sous la direction de la Russie, ont officialisé la signature d'un accord de libre-échange complet avec l'Iran, comme annoncé par le ministère russe de l'Économie et l'UEE lors d'une déclaration lundi.

Ce nouvel accord, qui prendra la place d'un pacte temporaire en vigueur depuis 2019, vise à renforcer davantage les liens commerciaux entre les deux parties.

Le précédent accord avait considérablement facilité les échanges commerciaux bilatéraux, entraînant une augmentation substantielle du commerce entre la Russie et l'Iran, passant de 2,4 milliards de dollars en 2019 à 6,2 milliards de dollars en 2022.

L'Union économique eurasienne est composée de l'Arménie, du Belarus, du Kazakhstan, du Kirghizstan et de la Russie. Cette coopération économique a gagné en importance pour le Kremlin, notamment après que les sanctions occidentales liées au conflit en Ukraine ont restreint les routes commerciales externes de la Russie, la forçant ainsi à explorer des marchés en dehors de l'Europe.

Le nouvel accord de libre-échange éliminera les droits de douane sur près de 90 % des marchandises échangées entre la Russie et l'Iran. De plus, il établira un régime préférentiel pour la quasi-totalité des échanges commerciaux, favorisant ainsi une collaboration économique plus étroite entre les deux nations.

Maxim Reshetnikov, le ministre russe de l'Économie, a souligné que cet accord offrirait des avantages significatifs aux entreprises russes, estimant des économies annuelles d'environ 27 milliards de roubles (294 millions de dollars). Cette mesure s'inscrit dans la stratégie plus large de la Russie visant à diversifier ses partenariats économiques et à renforcer ses relations avec des partenaires non européens.

Initiative Royale pour la région du Sahel : Développement & transformation structurelle des économies des pays du Sahel - 25/12/2023 -

L'Initiative internationale de SM le Roi Mohammed VI visant à favoriser l'accès des pays du Sahel à l'Océan Atlantique s'inscrit dans la continuité des efforts du Royaume en faveur d'une Afrique prospère. Cette initiative offre des opportunités inédites pour renforcer l'intégration et la coopération régionales, tout en assurant une transformation structurelle des économies des pays sahéliens.

L'approche est à la fois novatrice et intégrée. Son objectif premier est de renforcer la stabilité et la sécurité dans toute la région du Sahel. Il a été souligné également que cette initiative constitue une plateforme innovante pour réaliser le décollage économique du Royaume via sa façade atlantique. Il met particulièrement l'accent sur l'importance de la coopération avec les pays voisins, non seulement la Mauritanie et le Sénégal, mais aussi les pays du Sahel, qui ont participé activement à une réunion ministérielle de coordination à Marrakech.

Les objectifs du Maroc envers les pays du Sahel ont déjà été largement atteints avec les voisins du Sud, en particulier la Mauritanie. Des relations économiques fructueuses se sont développées, notamment à travers les échanges commerciaux entre les ports d'Agadir et de Dakhla d'une part, et celui de Nouadhibou d'autre part.

Le président du Centre Marocain d'Études Stratégiques et des Relations Internationales, Mohsen Ndoui, estime que cette initiative contribuera au décollage d'une Afrique nouvelle, forte et audacieuse, capable de défendre ses propres intérêts et d'exercer une influence sur la scène internationale.

À l'image de la façade méditerranéenne, la façade atlantique du Royaume est décrite comme la porte de l'Afrique, une fenêtre ouverte sur l'Amérique. Cette perspective s'articule notamment autour d'investissements dans des projets Atlantique-Africains, en mettant en avant le gazoduc Maroc-Nigeria, considéré comme un projet d'intégration régionale. M. Ndoui souligne ainsi l'importance de cette initiative pour le développement le long de la bande atlantique.

En conclusion, l'Initiative internationale de SM le Roi Mohammed VI apparaît comme une vision stratégique ambitieuse, visant à favoriser le développement économique, la stabilité et la coopération dans la région du Sahel. Elle témoigne de l'engagement continu du Maroc envers une Afrique prospère et souligne son rôle en tant que catalyseur de l'intégration régionale.

Rabat – Bruxelles : Un Partenariat Stratégique Fondé sur des Valeurs et une Vision Communes - 25/12/2023 -

Le partenariat stratégique entre le Maroc et l'Union européenne (UE) prospère grâce à un socle de valeurs partagées et à une vision commune. En 2023, Rabat et Bruxelles ont intensifié leurs efforts pour renforcer la résilience industrielle et économique, exploiter les opportunités des nouvelles chaînes de valeurs industrielles, concrétiser des ambitions climatiques, promouvoir la paix, et immuniser leur partenariat contre les interférences indésirables.

Les plus hauts responsables des deux parties, dont le Chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch, la Présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, et le Commissaire européen au voisinage et à l'élargissement Oliver Varhelyi, ont réaffirmé l'importance du partenariat.

Le partenariat euro-marocain de prospérité partagée, initié en 2019, a jeté les bases d'une confiance renforcée, soulignant le Maroc en tant que premier partenaire économique et commercial de l'UE en Afrique. Des réalisations notables ont été accomplies dans le Partenariat Vert, le Partenariat Numérique, l'aérien, la pêche, la recherche, et le commerce.

Le Partenariat Vert, en particulier, est salué comme un modèle de coopération axé sur la durabilité, mobilisant plus de 260 millions d'euros pour 2022-2023. L'accent est mis sur le potentiel de l'hydrogène vert, où le Maroc, avec son important potentiel en énergie renouvelable, joue un rôle clé.

Outre les aspects économiques, le partenariat s'étend à des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, la pêche durable, la réforme sociale, la transition verte, et la gestion des migrations. La signature de programmes de coopération d'une valeur de 5,5 milliards de dirhams témoigne de l'engagement à soutenir les réformes au Maroc.

Malgré des défis et des critiques, le partenariat Maroc-UE s'est renforcé, symbolisé par le retrait du Maroc de la liste grise de l'UE en matière de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Les initiatives dans le domaine migratoire soulignent également la fiabilité du Royaume en tant que partenaire engagé et responsable. Les échanges fréquents entre les deux parties reflètent l'importance continue de ce partenariat multidimensionnel.

Question Parlement : Valeur en douane - base de données sur l’accès au marché - 20/12/2023 -

 Question du 13 décembre 2023, avec demande de réponse écrite « 1 »

 Député Parlementaire : Olivier Chastel (Renew)

Contexte et Question :

Selon le site de la DG Taxud, la base de données sur l’accès au marché (Access2Markets ou Market Access Database) contient des informations destinées aux entreprises qui exportent à partir de l’Union.

La Commission serait-elle au courant du fait que certains États membres utiliseraient les valeurs reprises dans cette banque de données «Access2Markets» comme méthode résiduaire d’évaluation (art. 74 du Code des Douanes de l’Union - CDU) dès qu’ils estiment avoir des doutes fondés pour rejeter la valeur transactionnelle de marchandises importées (art. 70 du CDU) ?

Ceci est-il compatible avec les règles de détermination de la valeur en douane suivant le CDU et avec les engagements de l’Union vis-à-vis de ses partenaires de l’OMC ?

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