Le paysage actuel de l’industrie de transformation des aliments met fortement l’accent sur l’amélioration de la qualité des aliments, de leur valeur nutritionnelle et des techniques de transformation. Cette orientation découle de la demande des consommateurs pour des produits qui respectent des normes élevées de qualité, de caractéristiques sensorielles et de durée de conservation prolongée.
L’émergence des technologies d’intelligence artificielle (IA) et d’apprentissage automatique (ML) est essentielle pour relever les défis associés à la variabilité de la transformation des aliments. L’IA représente une approche interdisciplinaire prometteuse pour améliorer les performances dans divers secteurs de l’industrie alimentaire. Des progrès significatifs ont été réalisés pour relever les défis et faciliter la croissance au sein du secteur alimentaire.
Cette revue met en évidence les applications de l’IA dans l’agriculture et divers secteurs de l’industrie alimentaire, notamment la boulangerie, les boissons, les produits laitiers, la sécurité alimentaire, les fruits et légumes, l’emballage et le tri, et le séchage des aliments frais. Diverses stratégies ont été mises en œuvre dans différents secteurs alimentaires pour promouvoir les avancées technologiques.
En outre, cet article explore le potentiel de progrès de la technologie d’impression 3D pour améliorer divers aspects de l’industrie alimentaire, de la fabrication au service, tout en décrivant les perspectives d’avenir.
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L'industrie agroalimentaire, un des secteurs les plus énergivores, fait face à des pressions croissantes pour réduire sa consommation d’énergie tout en augmentant son efficacité. L’ingénierie, au cœur de l’optimisation des procédés, joue un rôle clé dans la mise en place de solutions visant à diminuer l'empreinte énergétique.
Ce dossier explore les différentes contributions de l’ingénierie dans cette démarche, notamment à travers des innovations technologiques, des pratiques d'optimisation des processus et l'intégration des énergies renouvelables.
Solutions d'emballages renouvelables, problématiques de traçabilité, sécurité alimentaire, consommateurs plus exigeants… Face à tous ces enjeux, le secteur de l'agroalimentaire est contraint d'innover pour rester compétitif et performant. Gros plan sur les principales avancées technologiques qui touchent ce secteur. La transformation digitale...
Entre la culture, la transformation, l’emballage, le transport… notre nourriture passe par beaucoup d’étapes avant d’arriver dans notre assiette. Il faut consommer de l’eau, de l’énergie et des ressources pour satisfaire tous nos besoins et cela génèrent des pollutions et accroît la quantité de gaz à effet de serre émise dans l’atmosphère.
Certains aliments ont une empreinte carbone plus importante que d’autres. Par exemple, la viande et les plats préparés ont une empreinte carbone plus importante que les légumineuses ou les fruits et légumes locaux et de saison.
L’Agence de la transition écologique vient de mettre en ligne un nouvel outil pour découvrir en un coup d’œil l’empreinte carbone de plus de 60 aliments.
Vous découvrirez quel est l’impact carbone d’une banane, du quinoa, d’une pizza, des sushis… avec des explications précises sur les étapes les plus lourdes pour chaque aliment.
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De nombreuses avancées scientifiques et technologiques en matière de sécurité alimentaire ont été observées en 2024, qu'il s'agisse de nouvelles méthodes de détection des contaminants chimiques et microbiologiques, de nouvelles technologies de transformation améliorant la sécurité des aliments ou d'interventions avant récolte pour lutter contre les risques microbiens, etc. Avec autant d'innovations signalées tout au long de l'année, il était difficile d'en choisir seulement dix à mettre en avant.
C'est pourquoi la liste des dix meilleures innovations en matière de sécurité alimentaire de cette année a été établie en fonction des découvertes et des technologies qui ont attiré le plus l'attention des lecteurs du magazine Food Safety.
En tant que fabricant de produits alimentaires, de boissons ou d’ingrédients, comment gérez-vous vos installations ou votre site de production ? Si cette considération ne figure pas dans votre liste de programmes préalables au HACCP, envisagez d’élargir cette liste. Comme l’a montré une récente épidémie de Listeria très médiatisée chez un important transformateur de viande, l’état et l’entretien des installations peuvent avoir un effet significatif sur la qualité et la sécurité des aliments, ainsi que sur la confiance des consommateurs dans l’industrie alimentaire.
Le British Standards Institute (BSI) a publié la norme publiquement disponible 200 (PAS 220) en 2008, qui a ensuite été retirée et remplacée par la norme technique ISO TS-220002-1. La norme ISO énumère 15 éléments prérequis, dont trois points (en italique) liés à la conception, à la construction et à la gestion de l'installation physique :
Alors, pourquoi l'installation devrait-elle être gérée comme un programme préalable ? Une mauvaise gestion et un mauvais entretien de votre installation physique peuvent entraîner des maladies d'origine alimentaire, des rappels et même des fermetures d'usines.
Par exemple, les toits qui fuient dans une usine de transformation de noix ont contribué à la prolifération de Salmonella dans l'usine et à une éventuelle épidémie de maladie d'origine alimentaire.
Le fait de ne pas garder les terrains propres et/ou bien entretenus peut entraîner des infestations de rongeurs ou d'insectes dans l'usine ou l'entrepôt, ce qui peut conduire à des produits frelatés et à des rappels.
Une mauvaise gestion de l'air peut contribuer au contact croisé d'allergènes par le biais de la poussière. Enfin, le bâtiment et les terrains protègent les installations contre les accès non autorisés et constituent donc un élément essentiel du programme de défense alimentaire d'un exploitant.
Des chercheurs de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, en collaboration avec des chercheurs de l'Université Cornell, ont développé un modèle flexible pour estimer les risques microbiologiques liés à la sécurité alimentaire dans la chaîne d'approvisionnement des fruits et légumes, que l'industrie peut utiliser pour déterminer les meilleures stratégies de gestion des risques pour ses scénarios. L'utilisation du modèle a été démontrée dans une étude de cas test portant sur des légumes à feuilles vertes et des Escherichia coli producteurs de toxines Shiga (STEC).
Le code de base du modèle de risque de la chaîne d'approvisionnement (SCRM), ainsi qu'une page Web interactive permettant aux utilisateurs d'explorer les résultats de l'étude de cas sur les légumes-feuilles, sont disponibles via GitHub .
SCRM permet aux utilisateurs de simuler différents systèmes et micro-organismes susceptibles d'affecter l'environnement des produits et d'évaluer l'effet de différentes interventions. Son cadre couvre cinq étapes : la production primaire, la récolte, la transformation, la vente au détail et la manipulation par le consommateur.
La FAO a publié en octobre 2024 un rapport sur la sécurité sanitaire des nouvelles sources et nouveaux systèmes de production alimentaire. Trois domaines ont été sélectionnés en raison de leur popularité croissante sur le marché des nouveaux aliments et pour leurs enjeux sanitaires associés : les substituts végétaux, la fermentation de précision et l’impression 3D alimentaire.
La réduction de la consommation de produits d’origine animale est l’avantage le plus associé à ces nouveaux aliments. Dans un contexte de changement climatique et de préoccupations croissantes pour le bien-être animal, ces produits cherchent à diminuer l’impact des élevages intensifs.
Sécurité alimentaire : Plaidoyer à Rabat pour un écosystème collaboratif et inclusif Les participants à une rencontre sur les "Perspectives de coopération franco-marocaine pour une transition vers des systèmes agricoles et alimentaires durables en Afrique" ont souligné, mercredi à Rabat, la nécessité de me...
Temps de lecture : 3 minutes Le Maroc a mis en avant ses initiatives en matière de décarbonation et de lutte contre les effets du changement climatique lors d'un événement parallèle à la COP29, organisé mercredi à Bakou. Sous le thème « L'empreinte carbone territoriale : un outil pour mesurer les émissions au niveau local », cet événement s'est tenu au pavillon marocain, mettant en lumière l'engagement du Royaume pour réduire son empreinte carbone, notamment au niveau des collectivités territoriales, qui jouent un rôle clé dans la transition énergétique. Lors de cette rencontre, El Hassan Zoubir Idrissi, du ministère de l'Intérieur, a souligné l'importance de la stratégie bas carbone du M...
La solution numérique HACCP de Veeva QualityOne offre une visibilité et une normalisation globales des plans HACCP tout en permettant une flexibilité des marchés régionaux pour répondre aux besoins spécifiques des pays.
Elle comporte un organigramme intégré, des notifications automatiques de changement et des rappels de tâches pour une plus grande efficacité, des réponses rapides en matière de sécurité et une meilleure gestion des études.
Nestlé, la plus grande société de produits alimentaires et de boissons au monde, est l'un des premiers à adopter la solution HACCP numérique de Veeva. « L'HACCP numérique est au coeur de la gestion proactive de la qualité de Nestlé à travers nos plus de 2 000 marques et produits dans 188 pays », indique John Donaghy, responsable mondial de la sécurité alimentaire chez Nestlé. « Veeva QualityOne digital HACCP offre une solution unifiée pour créer, gérer et rationaliser les études, répondre rapidement aux changements et prévenir les problèmes de sécurité. »
Les légumineuses ont un rôle essentiel dans la diversification des cultures qui constitue un pilier de la transition agroécologique. Mais qu'en est-il de leur propre biodiversité et de leur place dans notre alimentation ? Une étude menée par INRAE et l'Université de Toulouse révèle que, malgré la présence de 32 espèces de légumineuses dans plus de 350 000 produits alimentaires transformés, le marché reste largement dominé par le soja
Les légumineuses permettent de diversifier les cultures, de réduire l'utilisation d'engrais de synthèse et de soutenir des régimes alimentaires plus végétalisés, tout en offrant une source de protéines complémentaire bénéfique pour la santé et l'environnement.
Cette nouvelle étude INRAE-Université de Toulouse publiée dans npj Science of Food révèle que, malgré une grande diversité d'espèces de légumineuses disponibles, l’industrie agroalimentaire intègre avant tout du soja dans ses produits.
Cette prédominance du soja freine l’exploitation de cette biodiversité pourtant cruciale pour une agriculture plus résiliente et durable.
L’industrie agroalimentaire fait face à des exigences de plus en plus strictes en matière de sécurité alimentaire, en particulier dans la gestion des allergènes. L’incidence croissante des allergies alimentaires, qui touchent environ 2 % des adultes et jusqu’à 8 % des enfants dans le monde, en fait une priorité absolue pour les entreprises du secteur.
Pour répondre aux attentes des consommateurs et aux exigences réglementaires, il est indispensable d’améliorer la gestion des risques liés aux allergènes. Cependant, la mise en œuvre de méthodes efficaces de détection représente un véritable défi pour l’industrie, surtout dans des environnements de production complexes et automatisés.
Cet article examine les enjeux liés à l’identification des allergènes dans les chaînes de production agroalimentaires, les innovations technologiques prometteuses pour améliorer cette détection, et les avantages que ces technologies offrent aux industriels.
Lors de la visite d’État du Président français Emmanuel Macron au Maroc, une rencontre axée sur la sécurité alimentaire s'est tenue le 30 octobre 2024 à Rabat, rassemblant des experts de l’écosystème agricole franco-marocain. Cette réunion avait pour objectif de favoriser un échange autour des initiatives visant à renforcer la résilience et la durabilité des systèmes alimentaires en Afrique, dans un contexte marqué par l'urgence climatique et la nécessité d'innovation dans le secteur agricole. Les discussions ont révélé les engagements partagés de la France et du Maroc pour promouvoir des pratiques agricoles durables et technologiquement avancées, adaptables aux spécificités locales des ...
25/10/2024
Les risques biologiques ne concernent plus uniquement les milieux hospitaliers, mais touchent de plus en plus l’industrie agroalimentaire, ainsi que d’autres secteurs comme la gestion des déchets et le recyclage. Face à ces dangers invisibles, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vient de lancer un nouvel outil d’évaluation des risques biologiques, destiné à aider les entreprises à identifier, évaluer, et prévenir ces risques.
L’innovation de cet outil repose sur sa simplicité d’utilisation. Il guide les utilisateurs à travers un processus en trois étapes, permettant une évaluation détaillée des risques biologiques et la mise en œuvre d’un plan de prévention sur mesure.
Les trois étapes clés sont l’évaluation des risques : l’entreprise identifie les réservoirs d’agents biologiques (sources potentielles d’infection) ainsi que les expositions possibles (par inhalation, contact ou ingestion).
La proposition de mesures de prévention : l’outil suggère des mesures adaptées à chaque situation de travail, comme la modification des processus, l’utilisation de protections individuelles, ou encore la mise en place de barrières collectives.
Et enfin, un plan d’action : téléchargeable au format Excel, il peut être intégré au document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP)...
Un chercheur espère qu’un revêtement protecteur à base d’amidon d’avoine pourra être utilisé pour prolonger la durée de conservation des fruits et légumes.
Parmi tous les produits alimentaires ménagers qui finissent à la poubelle , les légumes représentent 30 pour cent du poids total du gaspillage alimentaire, tandis que les fruits en représentent 15 pour cent, selon le site Web anti-gaspillage alimentaire LoveFoodHateWaste.ca.
Is LPC testing enough to determine the type of thermoduric bacteria present in milk? This is the question that Cornell University scientists tried to address. Laboratory pasteurization count (LPC) is used to assess raw milk quality; this data is used by some dairy producers to designate raw milk quality premiums p...
La demande française de cassis bénéficie de l'engouement des consommateurs pour les petits fruits rouges. En parallèle, les aléas climatiques rendent sa production de plus en plus complexe. Cette contrainte climatique est exacerbée avec le vieillissement de cette filière française pour laquelle les nouvelles installations sont rares. Cela participe à une stagnation, voire à une baisse de la production nationale. L'eau devient ainsi l'un des éléments majeurs de l'itinéraire technique.
Ce rapport d'étude dresse l'état des connaissances sur le cassis et l'irrigation. Un focus est réalisé sur les besoins en eau du cassis aux différentes étapes de son développement ainsi que sur les systèmes d'irrigation les plus adaptés aux nouvelles contraintes et enjeux de production.
La chaîne d’approvisionnement est confrontée à des défis de taille, de la volatilité des marchés à la demande des consommateurs en évolution constante. Dans ce contexte complexe, l’intégration de technologies émergentes telles que l’IA, le ML et la blockchain, ouvrent la voie à une efficacité accrue, une transparence renforcée et une gestion des risques améliorée.
Les principales activités de la supply chain englobent l’approvisionnement en matières premières, la transformation et la fabrication, la gestion des stocks, la logistique et la distribution, la gestion des commandes et des fournisseurs, ainsi que le service client. Une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour garantir la disponibilité des produits, réduire les coûts, améliorer la satisfaction client et maintenir un avantage concurrentiel sur le marché.
IBM Food Trust est une plateforme basée sur la technologie de la blockchain développée par IBM. Elle vise à améliorer la traçabilité, la transparence et la sécurité dans l’industrie alimentaire en permettant aux entreprises et aux consommateurs de suivre et de tracer les produits alimentaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement, depuis la ferme jusqu’à la table du consommateur.
En stockant les données sur les récoltes, la transformation, l’emballage et l’expédition sur la blockchain, Food Trust permet de retracer les produits en quelques secondes seulement, alors que plusieurs jours ou semaines étaient auparavant nécessaires. Après 18 mois de tests, durant lesquels des millions de produits alimentaires individuels ont été tracés par les distributeurs et les fournisseurs, IBM l’a lancée en 2018.
Parmi les premiers utilisateurs de la plateforme, on trouve des géants de l’agroalimentaire comme...
Le projet AGRECOMEL vise à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires en culture de melon, tout en maintenant des résultats économiques suffisants. Sur les six sites d’expérimentation, les modalités AGRECOMEL ont permis de limiter les indices de fréquence de traitements chimiques, tout en maximisant l’utilisation de produits de biocontrôle : l’objectif de réduction de 60 % des indices de fréquence de traitements chimiques est atteint dans 10 cas sur 18.
Selon les années, ces réductions varient entre 2 % et 100 %. Un fort effet « année » est observé et les indices de fréquence de traitement totaux les plus importants sont observés en 2021, où les conditions climatiques furent propices aux maladies fongiques.
À ce jour, seul le site sous abri a pu être exempt de traitements phytosanitaires chimiques, à raison d’une utilisation massive d’auxiliaires. Pour la fin du projet, des évolutions seront mises en œuvre pour réduire très fortement les indices de fréquence de traitements chimiques, quitte à tester les limites de cet objectif.